Les beautés voluptueuses de Fernando Botero au Musée Péra

Le Musée Pera n’arrête pas de me surprendre. Depuis son ouverture en 2005 ses murs ont accueilli une pléiade d’artistes de renom dont Miro, Kurosawa, Chagall, Picasso et aujourd’hui Botero.

Une sélection internationale, hétéroclite et de grande qualité qui renforce toujours plus mon engouement pour cette nouvelle scène culturelle. Son secret : un espace réduit constitué des trois derniers étages du numéro 65 du bâtiment de l’avenue Meşrutiyet qui ne laisse pas le droit à l’erreur.

Il faut montrer l’essentiel tout en laissant la singularité de l’artiste et la richesse de son oeuvre s’exprimer, transcender.

La sélection est donc sévère : quelques oeuvres, non pas les plus connues mais au contraire celles évoquatrices d’un mouvement, d’une période, d’une approche ou d’un sentiment. On ne privilégie pas l’accumulation d’oeuvres mais l’originalité de l’artiste.

Pour sa nouvelle édition, le Musée Pera reçoit jusqu’au 18 Juillet 2010 le peintre et sculpteur colombien Fernando Botero. Si vous ne vous rappelez pas de lui, c’est que vous n’avez probablement pas encore eu l’occasion d’admirer son travail.

Ma première rencontre avec l’artiste remonte à 2004 au Musée Maillol à Paris. Six années se sont écoulées avant que je puisse à nouveau contempler ses couleurs franches et ses courbes généreuses, signature du célèbre peintre.

Botero c’est un style unique qui le rend inclassable. Des personnages en rondeur, sensuels, voluptueux, dotés d’une grâce et légèreté innées qui défient les lois de l’apesanteur.

Mais attention Botero se défend de dessiner des grosses personnes :

‘Gros, mes personnages ? Non, ils ont du volume, c’est magique, c’est sensuel. Et c’est ça qui me passionne : retrouver le volume que la peinture contemporaine a complètement oublié (…)’

Qu’ils soient gros ou non, ces personnages sont beaux et uniques dans leur genre. Ils sont aussi complexes. Car malgré la sympathie qui nait de l’exagération des volumes et de l’emploi de couleurs vives, Botero les prive de sentiments par leur visage détaché et impartial.

L’exposition est riche et s’articule autour de ses sujets de prédilection : le cirque, la tauromachie, les natures mortes, le quotidien en Amerique Latine et l’adaptation d’autres peintures. Je vous conseille donc d’emprunter un audio guide (seulement 5 liras supplémentaire) qui vous aidera à comprendre la démarche de Botero. Un documentaire d’1h30 retraçant la vie du peintre colombien est également projeté.

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3 réponses à “Les beautés voluptueuses de Fernando Botero au Musée Péra

  1. Pingback: Botero à déguster sans modération | Mademoiselle Istanbul·

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