Interview d’expat: Victor, volontaire international en entreprise.

Qui sont les expatriés d’Istanbul? Comment et pourquoi sont-ils arrivés en Turquie? Que font-ils de leur temps libre? Car chacun a une histoire, un parcours, un lien particulier qui le lie à ce pays, j’ai décidé de lancer la rubrique « Interview d’expat » afin de faire partager le regard singulier d’un habitant de cette nouvelle ville d’adoption.

J’ai rencontré Victor dans le cadre de la communauté "VIE" turque, 3 lettres barbares qui signifient Volontaire International en Entreprise. En Turquie il y a environ 40 volontaires, majoritairement basés à Istanbul même s’il existe d’autres opportunités à Izmir ou Bursa par exemple. Ces petites mains sont de jeunes diplômés européens (obligatoirement âgés de 18 à 28 ans) venus apporter leur savoir-faire (marketing, gestion, commerce, ingénieur …) à des entreprises françaises basées à l’étranger, pour une durée de 6 à 24 mois.

Victor, pourquoi avoir choisi de t’installer en Turquie et quelle est la mission que tu occupes en tant que VIE?

J’étais curieux de découvrir ce pays à fort potentiel et à forte croissance qui reste pourtant mal connu. J’avais eu d’autres alternatives avant de rejoindre Istanbul en Octobre 2009, un travail à Londres qui était selon moi une voie trop classique et un autre VIE dans un pays du Maghreb qui me semblait un challenge beaucoup moins excitant.

En ce qui concerne mon volontariat, je gère des projets marketing en coordination avec les brand managers et en liaison avec le directeur marketing d’un grand laboratoire pharmaceutique. Mon contrat d’une durée de 2 ans me semblait idéal car je ne souhaite pas vivre en Turquie de façon durable même si cette opportunité demeure un réel tremplin professionnel.

1. Si j’étais un quartier/lieu d’Istanbul?

Le quartier de Galata pour son hétérogénéité: beaucoup de ruelles sombres mais des ouvertures sur les plus belles vues sur Istanbul, des vielles rues defoncées qui débouchent sur d’autres complètement remises a neuf. Des boutiques ultra design dans des lieux incongrus. Bref un quartier en transition d’où se dégage une impression de fort dynamisme. Comment va-t-il évoluer?

2. Si j’étais une ville de Turquie?

Istanbul, pour son immensité, son côté insaisissable et incompréhensible. Parfois, alors qu’on pense être sur le bon chemin, on se retrouve perdu. Et finalement, on aime s’y perdre!

3. Si j’étais un plat?

Un gözleme, très simple mais très bon. Végétarien, avec de la viande, mono fourrage ou "karicik" (avec un peu de tout) en fonction de l’humeur. Bref une surprise à chaque fois.

4. Si j’étais un restaurant?

Le rose marine à Cihangir : un cadre soigné, des bons plats, un service sympa. What else?

5. Si j’étais un bruit?

Celui des branches des arbres dans la mosquée de Cihangir. Une des rares zones paisibles au milieu de l’agitation urbaine, qui en fait tout son charme.

6. Si j’étais un objet?

Un dolmuş. C’est la premiere fois que je me suis dit dans un moyen de transport en commun: " Certes je suis en retard, mais si ca allait moins vite, ca ne me dérangerait pas". Les sensations de Space montain pour trois fois rien, et cela, a toute heure du jour et de la nuit.

7. Si j’étais un mot?

Tamam. Tellement sur-utilisé qu’on en oublie presque le sens… Il sert plus de conjonction de coordination qu’autre chose, voire de ponctuation. Probablement une forme d’optimisme ? Ce mot est tellement pratique qu’on se met a l’utiliser dans toutes les phrases, dans toues les langues et dans tous les pays…

8. Si j’étais un super pouvoir?

Je supprimerais les embouteillages et multiplierais les espaces verts.

9. Si j’étais une différence entre la Turquie et la France?

La vie qui ne s’arrete jamais : les magasins ouvert 24h/24 7j/7, du monde en permanence dans les bars et les restaurants. et une animation continue qui créent une ambiance de dynamisme, de ville pleine de vie.

10. Si j’étais un conseil?

Diminuer l’usage du téléphone portable qui n’est qu’une solution de dépannage en cas de problème et ne devrait être considéré ni comme un cerveau ni comme un moyen de s’affranchir de toute organisation.

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5 responses on “Interview d’expat: Victor, volontaire international en entreprise.

  1. "Diminuer l’usage du téléphone portable"!!!bien vue…
    moi j’habite a Suadiye,içi il ya toujours des gens qui continue a vendre du "Boza" la nuit…
    mais a cause du telephone portable ses gens aussi diminue un par un…
    ils laissent leur numero mobile sur les portes pour ammener le BOZA par commende…
    trajiecomique non?
    les métiers disparaissent, les habitudes tombe dans l’oublie…
    quel dommage:(

    • Merci Ahu pour cette réflexion.
      En effet, c’est un peu la même bataille entre le réel yemek sepeti que l’on faisait glisser par sa fenêtre et le yemek sepeti version numérique où le seul contact se fait par écran interposé.

      • Apsolument…
        je ne suis pas contre la technologie…
        le contraire pour les gens qui savent l’utilisé!! c’est de l’exigence…
        mais je suis contre a oublié nos habitude significative…
        nos metiers vétéran…

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