By retro, seconde main mais pas second choix

Il est tentant de le comparer à son confrère parisien Kiliwatch. Mais ils sont décidément différents.Quand l’un a cédé aux chants des sirènes pour se perdre dans la branchitude. L’autre a su conserver son authenticité.A By retro, on y trouve encore des vêtements à état brut, avec une histoire, un vécu.

La boutique se situe sur Istiklal caddesi, une des principales artères commerciales de la ville. Pourtant, celle-ci reste a l’abri des regards. Il faudra s’aventurer dans le long couloir du passage Suryie pour accéder à la boutique. Seuls quelques mannequins drôlement accoutrés, à l’entrée de la galerie, nous indique ce qui se trame quelques mètres plus loin. L’entrée nous annonce le décor. Les chapeaux suspendus, reflétés dans un miroir, pourraient faire partie d’un tableau de Magritte.
En descendant l’escalier pentu, on mesure la richesse des lieux. Des centaines d’accessoires (lunettes, ceintures, chapeaux…), de tenues; des plus extravagantes (rappelez-vous la robe de « Sisi l’imperatrice » ou les tenues futuristes de « Mad Max » ?) aux plus utilitaires (l’incontournable veste militaire, perfecto ou petite robe noire). On y trouve décidément tout. L’occasion parfaite d’accepter, (enfin !) avec le sourire, une invitation à une soirée à thème. By Retro peut être fier d’approvisionner autant les simples badeaux que les plateaux de télévision ou autre décor de cinéma fantasques.
A lieu unique, personnel unique. Ici on vous propose de vous affaler autour d’un verre, dans un de leurs confortables fauteuils. « Cay, Khave,… bira? » C’est la maison qui offre et peu importe la taille de votre panier.
Car à By retro on prend son temps et on pourrait y passer des heures. Vous y croiserez d’ailleurs surement Hakan Vardar, le propriétaire mégalo des lieux ou Jose Miguel, le longiligne styliste espagnol. Un tableau qui se compose aussi d’un jeune vendeur apprenti coiffeur, d’un portier affublé de costumes grotesques et d’un artisan octogénaire qui répare avec minutie de vieilles montures de lunettes bancales.
Tout cela sur un air d’Edith Piaf, encore elle, décidément ambassadrice de la culture française.
“Nerelisin? Fransadan ? Oyle mi? Bir dakika. ” Cinq minutes après avoir expliqué à Hakan mon origine, il revient nonchalamment vêtu d’une veste de l’équipe de France pour me mixer de la bonne musique française (NDRL : Edith Piaf). Sympathique accueil.
On oublierait presque pourquoi on était venu ici. Ah oui, de bonnes fripes bien sur, qui, comme les maitres des lieux ont une histoire à vous conter.


Adresse: By retro, Istiklal Caddesi 166/C. Suriye Pasajı (0212) 245 64 20. Ouvert jusqu’à minuit !!!

Chapeaux 10TL, robes 20 - 60TL, veste en cuir 200TL … même les chandeliers sont à acheter.

Crédit photos: Mademoiselle Istanbul.

About these ads

2 responses on “By retro, seconde main mais pas second choix

Poster un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s